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# Posté le samedi 18 décembre 2004 12:00

eths:rutsah

eths:rutsah
• Rutsah

Un crépitement fait vibrer les tempes. Il impérialise la perception. Seul, dans les pas de mon ombre sur le chemin je vais... ... La vie va et vient, cette masse en action haletante. Troupeau bestial qui vit son instant, profite du moment. Je la sens, la devine dans mon réveil obscur. Seul, mince, un rayon clair parcours la pièce. Il me dégoûte, les cloches sonnent. Je suis pourtant comme eux. Je vois ces treize nouvelles heures. A passer dans ma semence sordide. Leur songe sophistiqué incarcère lentement. Mon esprit calciné, divergent. Je me lève et m'habille, embrasse ma femme et ma fille. Ma peau diurne me sert un peu. Le trou quotidien s'ouvre. Sauvez-moi. Je me revois enchaîné à ma chaise. Ils allument les feux, les cloches continuent à sonner. J'entends chanter des litanies. Mes pieds sont réduits en cendres. Mes muscles craquent, ma moelle et mon sang sifflent. Ma chair se consume comme du cuir rétrécit. Deux bâtons desséchés et noircis. Les os de mes jambes pendent au dessus des flammes. Qui montent, bientôt lapent mes cheveux. Ma tête est une boule de métal en fusion. Mes yeux étincellent puis fondent dans leurs orbites. Si j'ouvre la bouche, je bois du feu. Si je la ferme le feu est à l'intérieur et pourtant. Les cloches sonnent toujours. Sauvez-moi ! Je me situe entre les dernières limites de la partie humaine. Et les frontières de la vie supérieure. Je ne connais pas les heures. Mon Lucifer latent bourdonne à l'ombre de mon ouie. La tête cornée, chantonne de sombres liturgies. Je ne fuis, je ne puis. Je ne suis pas fou ni loup. J'entends sa révolte luciférienne. Il règne. Il fait route vers le monde depuis que le monde est monde. Je m'exécute à sa voix, il me nomme le sens occulte de son émoi. A sa vue, je vomirais de peur tant son tronc est large et froid. Il supplante ma couche dérobant bible et crucifix. Vers minuit mon esprit se morcelle car je dois défier dieu. Je suis promis à la vie éternelle je fais ces choses tant que je peux. Tant qu'il m'appelle. Je ne connais pas les heures. Mon Lucifer sort du trou, noire lumière. Sa voix bestiale me dicte et m'étreint. Je me fends en deux nous ne faisons plus qu'un. Dans cette lumière, tu seras à moi aux siècles des siècles. Les ténèbres seront les témoins de notre union. Et les foudres du ciel seront nos cierges. Je possède, j'embrase nos étreintes par l'extrême onction. Moi, le fiancé de la perdition. Mon existence dévorée de l'anathème. Aime moi sur l'autel brûlant du blasphème.

# Posté le samedi 04 décembre 2004 14:35

eths:ailleurs c'est ici

eths:ailleurs c'est ici
• Ailleurs c'est ici

Je digère un passé étiolé, ce monstre athée rêve maintenant. Le sang fatigué, je me rends vers les seins. Nos vies au creux des mains, je balbutie d'effroi. Et tout me manque à l'instant ; d'instinct, le mal s'obtient par le corps. Et j'égaye mes plaies, sablées. L'hôte souffrait que ton être se refuse à son poste. Je feindrais ma mort pour que tu me prennes dans ton exode. Je me suis perdue au printemps de la vie. Tant pis, je t'en remercie de tout coeur. La faim au ventre, je t'étouffe de mes bras. Te prouve mon ardeur, Tu manques à mes tissus sans chaleur. Regarde, regarde, jeunesse se passe. Je suis venue te dire à un moment. D'égard, mégarde, Ma vie, faite de toi et moi, Je nous aime à présent. Amour secret d'alcôve, nous sommes tous comme des fauves. Il est temps que mes dragons viscéraux te détournent de nos vautours. Tours à tours ils s'égarent. On se lache. Ton fantôme rode, me hante. Autour de l'aube, on nous attend. Nos visages anguleux, fébriles se détériorent. Nos cages cutanées, granuleuses élaborent une effraction à nos règles. Aussi bas qu'est le silence d'un prêtre, j'ai pris la parole à mon être. Regarde, regarde, jeunesse se lasse. Je prie l'élue de vivre tes moments. Blafards, bavarde. Confesse ses taches. Dans nos veines s'écoule le même sang. Regarde... Dans nos veines s'écoule le même sang. Sommes nous heureux ici et maintenant ? Seras-tu là pour l'entendre ? Sommes nous heureux ici et maintenant ? Seras-tu là pour m'attendre ? Seras-tu là ? On aura bientôt plus le temps ! Je me parle ou presque. Comme si c'était toi. Possédant mon moi, tu y vois plus clair. Je suis l'est et l'ouest, toi le nord et le sud. Rends toi sans mesure. Que le temps me semble beau : L'humain sent si bon. Que les cieux me semblent chaud. Demain est si loin. Mon univers, un paradis. Que le temps me semble beau : L'humain sent si bon. Que les cieux me semblent chaud. Demain est si loin. Ailleurs, c'est ici. Avec toi ailleurs c'est ici, avec toi ailleurs c'est ici. Je nous aime à présent.

# Posté le samedi 04 décembre 2004 14:34

eths:crucifére

eths:crucifére
• Crucifère

Je ne m'entends plus. Je ne m'en sors plus ! Aide-moi, rien qu'une autre fois ! J'ai mâché mes mains. Je ne sens plus rien. Éteints moi ! Je sais la vérité, l'ai toujours honorée. Je sais la vérité, je l'ai toujours détestée. Non, je ne veux plus m'asseoir. Ma vie n'était qu'un rêve. L'amertume s'amoncelle. Je prie d'être irréelle. Nos veines ruissellent. Envahissent ma tête et je crève. J'ai cassé la beauté, effacé, gratté, cessé d'exister. Non, je ne veux plus m'asseoir. Plus envie de te voir prés de moi, non ! Enclin disgracieux. J'irais brûler mes ailes. Mutation corporelle. Je m'aime facétieuse. Démons malins galopent. Si beaux, sur leurs chevaux m'enveloppent. Enlevez-moi ! L'armée d'infidèle me saisira. Assise. Non ! J'ai sali les amants de ma langue de serpent. J'ai enflammé nos chairs avec nos amours passées. J'ai pleuré les avants, la rage des pères. J'ai brûlé nos bancs, de toute ma haine, je me lève. Rien, envie du sien de bien. Rien, envie de moins de bien. Plus envie de nos devoirs là-bas ! Plus envie de te voir prés de moi ! Ce que tu ne peux sentir. Tu n'as pas compris. Tout ce qui me fait languir. Tu n'as pas compris. La vérité, tu ne l'as pas comprise. M'a rattrapée, tu n'as pas compris : J'y crois encore.
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# Posté le samedi 04 décembre 2004 14:31

candice de eths

candice de eths
• Méléna

Une jupe éponge de sang, méléna aime. J'aime boire l'eau chaude et rance de méléna. Une pulpe de fond mangée, méléna aime. Phlegmon rectal, jouet de méléna. Lit d'insultes abyssales, méléna aime. J'aime croire que méléna ne souffre pas. Elle aime se voire quand elle éclate et qu'il. Frappe, soigne, empoigne, canal anal. Méléna mène la lame sans male. C'est qu'elle aime à. Résoudre et laminer son mal. Sentir son âme en elle. Séquelles de l'aine elle a. Malmène son élément de fiel. Ce qu'il aime aima. Dissoudre les fèces, plaisir oral. Méléna se mêle. Emmène la moelle au mélange, mélasse de miel noir. Chienne au flanc purpura, méléna saigne. Mixions sanguinaires plaisent à méléna. Chaîne de hanche cisela, méléna saigne. Surplus de chair, trou de méléna. Déchaîne ses veines externes, méléna baigne. Fluxion solide, abcès de méléna. Elle aime s'asseoir si elle écarte ses cuisses. L'araignée crève sur la toile qu'elle a tissée. Frappe, soigne, empoigne, canal anal. Méléna mène la lame sans male. C'est qu'elle aime à. Résoudre et laminer son mal. Sentir son âme en elle. Séquelles de l'aine elle a. Malmène son élément de fiel. Ce qu'il aima. Dissoudre les fèces, plaisir oral. Sage femelle, méléna met bas sur il. Sème ses selles, miasmes d'une si belle idylle. Méléna nous aime, frappe, saigne, empoigne. Sait qu'elle a mal. Méléna sème les larmes, sans armes. Souille les orifices que l'on convoite en coulisse. Ecarte ses cuisses. Méléna murmure, suppure, se fait saliver. Sur l'objet fécal, amalgame anal. Méléna se mêle, emmène la moelle au mélange, mélasse de miel noir.

# Posté le samedi 04 décembre 2004 14:29